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Un projet pilote pour la mise en valeur et la protection d'une aire protégée sur le Nitassinan

  • 30 août
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Bien qu’une grande partie de notre Nitassinan soit touchée par des perturbations causées par l’activité humaine, plusieurs territoires portent la désignation d’aire protégée et bénéficient d’une protection en vertu de la Loi sur la conservation du patrimoine naturel.


En plus de la réserve de biodiversité Akumunan (dont la gestion est assurée par notre Première Nation), du parc marin Saguenay−Saint-Laurent, des parcs nationaux des Monts-Valin et du Fjord-du-Saguenay, la réserve de biodiversité de la Vallée-de-la-rivière-Sainte-Marguerite (RBVRSM) figure comme une des aires protégées d’importance sur le Nitassinan, contribuant à la hauteur de 321 km² à la protection de notre territoire.


Crédit photo : CPNIE / P. Weldon
Crédit photo : CPNIE / P. Weldon

Clin d’œil sur la Vallée-de-la-rivière-Sainte-Marguerite 


En plus d’être traversée d’est en ouest par la route 172, la RBVRSM chevauche :

3 zecs


Rivière Sainte-Marguerite

Martin-Valin

Chauvin


3 territoires municipaux


Sacré-Cœur

Sainte-Rose-du-Nord

Saint-Fulgence

2 MRC


Fjord-du-Saguenay

La Haute-Côte-Nord


Inscrite officiellement au registre des aires protégées du Québec depuis 2020, cette réserve de biodiversité est caractérisée par une vallée glaciaire profonde et des sommets variants entre 350 et 700 m. Elle abrite une biodiversité aussi diversifiée qu’exceptionnelle, retrouvant au moins 4 espèces fauniques menacées, vulnérables ou susceptibles d’être ainsi désignées; le garrot d’Islande, le caribou forestier, l’omble chevalier oquassa et le campagnol des rochers.


  • Garrot d'Islande | Crédit photo: Jacob-W. Frank
    Garrot d'Islande | Crédit photo: Jacob-W. Frank

La RBVRSM assure également la protection de l’intégrité environnementale des forêts et de leurs composantes, dont la préservation de forêts rares et anciennes, avec des arbres vétérans de grande taille, témoins de 250 à 300 ans d’histoire.



Depuis 8 000 ans, cette vallée est prisée et occupée par les Innus et leurs ancêtres en raison de l’abondance de ses ressources fauniques. Cette richesse a également favorisé l’occupation de certains secteurs de la vallée, dont l’embouchure de la rivière, où ont été retrouvés plusieurs traces et artefacts de groupes paléo-historiques. Au 18ᵉ siècle, des témoignages européens confirment que la rivière Sainte-Marguerite aurait été utilisée comme route d’eau par les Innus, reliant l’embouchure de la rivière à ce qui est aujourd’hui la municipalité de Sainte-Rose-du-Nord et un peu plus loin, le site actuel de l’Anse-aux-Foins à Saint-Fulgence. D’ailleurs, le terme innu « Pepahuaratche Matchiskau Chipiu », noté par le père Laure désignerait « la rivière aux cèdres à l’eau peu profonde », qui se trouve aujourd’hui dans le cœur de la RBVRSM et que l’on aperçoit depuis la route 172.


Crédit photo : CPNIE / P. Weldon
Crédit photo : CPNIE / P. Weldon

Il y a plus de 150 ans, le Nitassinan a aussi été témoin de l’arrivée des premiers adeptes de la pêche récréative au saumon. À l’époque de la traite de la fourrure et au début des années 1800, les locataires des postes de traite pouvaient prendre entre 500 et 600 saumons par année sur la rivière. C’est vers le milieu du 19ᵉ siècle, que le développement de clubs pour la pratique de la pêche prend son essor sur la rivière, avec l’arrivée des premiers villégiateurs à Tadoussac. Aujourd’hui, plusieurs camps de pêche encore en opération témoignent du patrimoine récréotouristique de la vallée.


Projet pilote – Cohorte tourisme et biodiversité


Crédit photo : CPNIE / P. Weldon
Crédit photo : CPNIE / P. Weldon

En vue de valoriser ce territoire d’exception, nous participons au projet pilote Cohorte tourisme et biodiversité, qui vise la mise en valeur de 4 réserves de biodiversité du Québec. Financé par le Plan d’action en tourisme responsable et durable 2020-2025 du ministère du Tourisme du Québec, ce projet découle d’une volonté commune avec le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs d’encourager et faciliter l’accès à la nature tout en favorisant la conservation et la protection des milieux naturels.


Nous œuvrons depuis septembre 2025 à mobiliser et à rencontrer les acteurs du territoire en vue de favoriser le tourisme responsable et durable au sein de la RBVRSM. Le tourisme constitue un moyen privilégié de sensibiliser les visiteurs aux valeurs portées par les aires protégées et de renforcer leur lien avec les milieux naturels. Lorsqu'il est pratiqué de manière responsable, il peut ainsi devenir un levier important favorisant la protection et la conservation de ces territoires.


Les premières étapes de cette démarche ont été la réalisation d’un portrait et d’un diagnostic du territoire, où ont été regroupées les connaissances et les visions stratégiques de tous les acteurs du milieu, notamment les Essipiunnuat, les différentes instances publiques, les détenteurs de droits, les acteurs économiques et divers organismes en recherche et en éducation. C’est fort de ces apprentissages et de ces liens que nous coordonnerons, à l’automne 2026, une première Table de concertation afin de rassembler l’ensemble des partenaires pour élaborer un plan d’action visant la mise en œuvre du projet.


Partagez vos connaissances et votre vision


Crédit photo : CPNIE / P. Weldon
Crédit photo : CPNIE / P. Weldon

Si vous souhaitez en savoir plus, ou si vous désirez partager votre vision ou contribuer aux connaissances de ce territoire, nous vous invitons à communiquer directement avec notre conseiller aux aires protégées – volet récréotouristique, M. Patrick Weldon, au 418 233-2509 poste 271 ou par courriel à patrick.weldon@essipit.com


Cette démarche permettra de mieux faire connaître l’importance culturelle, historique et environnementale de ce territoire, tout en veillant à ce que son développement respecte les priorités des Essipiunnuat et contribue à sa protection à long terme.

 
 

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